jeudi 18 octobre 2007

Combien de temps faudra-t-il encore avant que la planète se réveille?


24 septembre 2007
Cégep de Rosemont
Mélissa Leblond


Qui dit Afrique, dit beauté, fraternité, chaleur, mais aussi, pauvreté, maladies, et j’en passe. Pourtant, les Africains sont déterminés à mettre tout en œuvre pour sauvegarder leur continent. Cette semaine et jusqu’au 3 octobre, à New York se tient la soixante-deuxième assemblée de l’ONU. Le 24 septembre dernier, se déroulait La Réunion de haut niveau sur les changements climatiques. L’enjeu est important cette fois.

On constate que depuis quelques années nous parlons de plus en plus de l’environnement et du réchauffement de la planète. Ses conséquences seront désastreuses pour le continent Africain en ce qui a trait à la déforestation, à la sécheresse, à la désertification et à la pauvreté elle-même.

Il est évident que l’Afrique a besoin de notre aide comme le dit la porte-parole du programme ACCA (Adaptation aux changements climatiques en Afrique),
Mary O'Neill: «L’Afrique subira les conséquences des émissions de gaz à effet de serre au cours des trente prochaines années. Les pays et citoyens africains n’auront d’autres choix que de s’adapter». « Ils subiront » est le bon terme, puisque selon certaines données, le continent africain est celui qui produit le moins de gaz à effet de serre.

Les pays occidentaux utilisent l’Afrique, mais ne l’aident pas. C’est-à-dire qu’ils utilisent leurs ressources naturelles sans nécessairement leur retourner ce qui leur est dû. L’Afrique compte 17% des forêts de la planète qui purifient l’air que nous polluons avec notre CO2. Cependant plus de cinq millions d’hectares de forêt sont coupés par année pour les capitaux occidentaux.

Qui dit Afrique, dit aussi désert, n’est-ce pas! Les changements climatiques sur ce continent deviendront catastrophiques à cause de la chaleur extrême. La température augmente constamment tandis que les jours de pluie baissent d’une façon préoccupante d’année en année. Si cela continue, le désert s’étendra, ce qui entrainera à long terme un changement dans les écosystèmes, c’est-à-dire que des millions de plantes et d’animaux mourront, car il n’y aura plus de ressources pour subvenir à leurs besoins. Ainsi, une famine considérable éclatera sur le continent.

Les pays occidentaux étaient censés aider l’Afrique en ce qui a trait au changement climatique. Ce ne fût pas le cas, puisque le montant qui avait été accordé a baissé de 5% l’an dernier, c’est-à-dire en 2006. Sir Nicholas Stern, un ancien économiste en chef à la banque mondiale, a dit : «Les changements climatiques représentent la faillite la plus grave des marchés que le monde ait jamais connue.» Effectivement, les Occidentaux ne voient pas l’intérêt de financer un projet de cette envergure en Afrique, car il manque d’à peu près tout, c’est-à-dire des services financiers, commerciaux et des instances administratives qui assureraient une gestion fiable du continent.

Mais, il y a des solutions, par exemple, le mouvement Green Belt, au Kenya, a permis de planter 10 millions d’arbres depuis 1977. Le protocole de Kyoto a été signé par plusieurs pays, seulement les États-Unis, l’Australie et le Canada croient que ce n’est pas important. Nathalie Elgrably doit certainement être l’ami de M. Harper puisqu’elle pense que le protocole de Kyoto est une lubie. Croit-elle qu’il ne faut pas essayer de faire quelque chose pour le futur puisque l’être humain est capable de s’adapter? Il l’a si souvent fait. Croit-elle que la paresse est une qualité? Oui, bien sûr, nous allons nous adapter. Bien sûr, nous irons encore plus loin. Devrions-nous toute de suite commander un plan pour notre futur dôme où il fera bon vivre, quand les lacs et les rivières, les forêts et l’air ne seront plus? Mais non, voyons, nous nous adapterons… Évidemment!

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